Pays-d’Enhaut Région débute une nouvelle série de conférences-débat 6à7. La première de l’année, sur le thème de l’énergie aura lieu jeudi 22 mars à 18h, au Richemond à Château-d’Œx, en collaboration avec le Parc Gruyère Pays-d’Enhaut. Après une présentation des principaux instruments et nouveautés de la politique énergétique 2050 de la Confédération et sa mise en œuvre dans le canton de Vaud, il sera question du projet Région-énergie du Parc et de ses principales actions prévues pour 2018 et 2019.

Le Parc poursuit son projet énergie avec de nouvelles actions qui seront soutenues pendant ces deux prochaines années : remplacement des chauffe-eau électriques, optimisation énergétique des bâtiments, valorisation des biodéchets et création de microréseaux électriques.

Pour la période 2018-2019, le projet énergie du Parc se déclinera sur quatre actions principales devant contribuer à l’autonomie énergétique du territoire.

  1. Un soutien aux mesures d’économies d’énergie liées au chauffe-eau électrique au travers de l’action Effiboiler (Energie Zukunft Schweiz) qui subventionne le remplacement de chauffe-eau électrique par des chauffe-eau pompe à chaleur. Toutes les informations sur : https://energiezukunftschweiz.ch/de/themen/waermepumpenboiler-foerderprogramm/effiboiler-fr.php. Le Parc proposera prochainement une action de promotion de cette action en collaboration avec les entreprises concernées de la région. Des informations seront publiées sur le site du Parc ou disponible auprès de son secrétariat dès avril prochain.
  2. Le Parc accompagnera les communes dans des mesures d’optimisation énergétique de leurs bâtiments. Cette action se déroulera en deux temps : une analyse du potentiel d’optimisation sur tous les bâtiments communaux suivie par la mise en place des mesures sur un bâtiment énergivore par commune. Des actions de sensibilisation et de conseil ciblées, pour les propriétaires privés, seront menées dans un deuxième temps.
  3. Une étude sur la valorisation des biodéchets sera réalisée en 2018 avec comme ambition d’identifier une chaîne d’approvisionnement viable pour les producteurs (restaurateurs entre autres) de biodéchets. Les résultats de cette étude devront répondre à la question de faisabilité ou non d’une collecte avec valorisation sur le territoire du Parc.
  4. Le potentiel de création de microréseaux électriques, principalement liés au installations photovoltaïques sur le territoire du Parc, sera évalué de concert avec les entreprises électriques. En fonction des résultats, le Parc accompagnera les projets qui seront retenus.

Des actions de sensibilisation auprès des plus jeunes avec la mise en circulation d’une mallette énergie auprès des établissements scolaires complétera encore le projet durant 2018 et 2019.

A la suite de ce projet, à nouveau soutenu par la Confédération, les cantons et les communes, le Parc entreprendra la démarche de labellisation Cité de l’énergie.

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Le ski de randonnée, pratique en constante progression, représente, comme la randonnée en raquettes, une pression croissante sur la faune sauvage. Mais il est possible de limiter ce dérangement sans pour autant renoncer à cette activité sportive.

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Pour les skieurs de randonnée, le Parc offre un cadre magnifique avec de nombreuses possibilités. Quelques conseils afin de pratiquer ce sport avec plaisir en minimisant le dérangement de la faune :

  • Privilégier les itinéraires à proximité de domaines skiables

Les animaux sauvages, les ongulés notamment, s’habituent à une présence humaine dans leurs habitats, pour autant que celle-ci reste sur certains itinéraires, devenant ainsi plus prévisible. Rester sur les pistes de ski ou à proximité de celles-ci est donc une bonne chose surtout en soirée de nuit.

Au niveau des domaines skiables, des possibilités sont offertes notamment à la Videmanette à Rougemont (mercredi soir) ou à Vounetse à Charmey (mercredi et vendredi soir). Le respect des jours et des horaires est important pour éviter tout risque d’accident en lien avec les dammeuses.

Il existe aussi des itinéraires de montée spécifique au ski de randonnée, balisés, en marge des domaines skiables, notamment à Charmey (du parking de la Frasse au sommet de Vounetse), mais aussi à la Vudalla (départ près de Moléson-village), à Jaun ou à la Berra. Pour ces itinéraires, une offre chronométrée destinée aux skieurs de randonnée sportifs est même disponible via une application téléchargeable sur le site www.vitaski.ch.

Enfin, il faut citer le site des Monts-Chevreuils, ancienne station de ski bien connue, reconvertie avec succès au ski de randonnée et à la raquette à neige. Départs depuis les Moulins (800m de dénivelé)  ou depuis La Lécherette (400m de dénivelé). Le restaurant est aussi accessible à pieds (randonnée hivernale) et en ski de fond depuis La Lécherette.

Ces itinéraires balisés sont particulièrement adaptés pour les débutants, lors de conditions d’enneigement délicates, ou encore pour les compétiteurs. Ils permettent  non seulement une certaine canalisation des pratiquants sur des itinéraires sécurisés limitant ainsi le dérangement de la faune.

De plus dans la majorité des cas on peut aussi lier randonnée à ski et restauration d’altitude. Rien de plus agréable que de déguster une bonne fondue ou une soupe au chaud, après une montée à peau de phoque et avant une belle descente! Dans le Parc, c’est possible notamment aux Monts-Chevreuils, Ruble à Rougemont et à Vounetse à Charmey (se renseigner auprès des offices du tourisme locaux).

  • Adopter un comportement respectueux de la nature et sa faune sauvage

Pour les randonneurs à ski plus expérimentés en quête de nature sauvage, souhaitant sortir de ces itinéraires balisés, il est important de limiter au maximum son impact sur la faune par quelques règles simples. Le site internet de la campagne Respecter c’est protéger  (dont le Parc est partenaire) www.respecter-cest-proteger.ch renseigne les skieurs sur ces bonnes pratiques. En substance, voici les 4 règles principales à observer lors d’une randonnée à ski (comme en raquettes à neige) :

  1. Respectez les zones de tranquillité et les sites de protection de la faune (carte exhaustive sur le site respecter-cest-proteger.ch)
  2. En forêt, restez sur les itinéraires et les sentiers balisés
  3. Evitez les lisières et les surfaces non enneigées
  4. Tenez votre chien en laisse, en particulier en forêt

On peut y ajouter la règle de l’entonnoir, propre au ski de randonnée :

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La règle de l’entonnoir tire son nom de l’espace de plus en plus restreint, en forme d’entonnoir, qu’il est possible d’emprunter sans déranger les animaux sauvages au fur et à mesure que l’altitude baisse.

  1. En hiver, seuls quelques rares animaux sauvages (bouquetin, chamois, lagopède alpin) vivent dans les pentes découvertes, au-dessus de la ceinture arborescente et buissonnante. Vous pouvez donc vous y déplacer relativement librement. Evitez cependant les surfaces non enneigées et les zones rocheuses, car c’est là que les animaux cherchent de la nourriture.
    2. Plus la zone dans laquelle vous évoluez est boisée, plus le risque d’effaroucher des animaux sauvages est grand. Mieux vaut alors restreindre votre espace de déplacement.
    3. En forêt, n’empruntez que les chemins forestiers ou les itinéraires indiqués. N’empruntez en aucun cas les itinéraires longeant la forêt, car ce sont les endroits que les animaux préfèrent.

 Encore quelques conseils.

  • Conformez-vous aux signalisations sur le terrain et panneaux d’information présents aux points de départ des randonnées (parkings, arrêts de transports publics, zones de protection etc.).
  • Observez avec attention le paysage qui vous entoure et d’éventuelles traces d’animaux. Si vous repérez des animaux, évitez-les si possible et adapter votre itinéraire. Si vous ne pouvez pas les éviter, observez-les à une distance suffisante et laissez-leur le temps de s’éloigner tranquillement. Soyez particulièrement vigilant à la descente (effet surprise plus grand)
  • Evitez de vous déplacer à l’aube et au crépuscule, car ce sont les heures où les animaux cherchent leur nourriture.
  • Ne laissez aucun déchet, même organique dans la nature. Une simple couenne de fromage laissée au sommet peut attirer un renard à des endroits où il n’irait pas sans cela et apporter un risque de prédation pour des espèces fragiles comme la perdrix des neiges par exemple.
  • Enfin pour rejoindre les points de départs des différentes randonnées, privilégiez si possible les transports publics ou au minimum le covoiturage.

 

 

Travail précieux : Pierre et Eliane Beaud présentent un livre, résultat d’une vingtaine d’années d’observations et de recensements des oiseaux nicheurs de la commune Haut-Intyamon qui comprend les villages d’Albeuve, Lessoc, Montbovon et Neirivue.

La partie principale de l'ouvrage décrit les 101 espèces nicheuses avec pour chacune un texte documenté comprenant la distribution locale, l’habitat, le déroulement de la nidification et le statut. Une carte de distribution détaillée et un graphique de répartition altitudinale complètent cette présentation ainsi qu'une esquisse sommaire de la région étudiée, la description de la méthode utilisée et une synthèse générale des résultats. De lecture aisée, des informations inédites sur le statut et l’évolution de l’avifaune de cette région intéresseront aussi bien les amoureux de la nature gruyérienne que les milieux qui se soucient de la protection de la nature et de la faune et de l’aménagement du territoire.

Le livre sortira au mois de juin. Une souscription est lancée.

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Retour du loup

La déclaration du Parc

 

Le contexte

Chassé par l’être humain, le loup a disparu de Suisse dans la seconde partie du 19e siècle (à l’exception d’apparitions isolées entre 1908 et 1990). Dans le reste de l’Europe, il a pu se maintenir dans quelques endroits dont certaines régions d’Italie, où il a été protégé dès 1971. La convention de Berne de 1979, ratifiée par la Suisse en 1981, vise à promouvoir la coopération entre les États signataires afin d'assurer la conservation de la flore et de la faune sauvages et de leurs habitats naturels, le loup fait partie de sa liste d’espèces strictement protégées.

Dès 1995, le loup a fait sa réapparition en Suisse en provenance d’Italie, via les Alpes française. L’expansion de cette espèce le long des alpes est notamment due à sa protection au niveau européen, à la présence humaine réduite du fait de l’exode rural, à l’augmentation des ongulés sauvages (notamment le cerf, qui avait également été exterminé de Suisse avant 1850) et à l’augmentation de l’aire forestière. Les premières présences attestées de loup dans les Alpes vaudoises et la Gruyère datent de 2005 à 2009, cette espèce y est aujourd’hui considérée comme durablement présente. A l’échelle nationale la recolonisation du loup est actuellement dans sa deuxième phase, installation de petites meutes (la première meute s’est formée en 2012 dans les Grisons).

Après une absence de plus de 100 ans, le retour du loup dans des régions avec une forte présence humaine pose de nombreuses questions. La Confédération a mis sur pied un Plan Loup afin de respecter ses engagements visant la protection du loup tout en permettant une coexistence avec les activités humaines. Le retour du loup peut s’avérer problématique pour les éleveurs, en particulier les exploitants d’alpages avec du petit bétail. Des aides ont été mises en place afin de protéger les troupeaux. Des conditions ont aussi été émises pour autoriser le tir de certains individus si la situation l’impose. La révision de la loi sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages permettra une discussion sur une approche plus pragmatique de la cohabitation avec cette espèce protégée.

Plan Loup de l’OFEV : https://www.bafu.admin.ch/bafu/fr/home/themes/biodiversite/info-specialistes/mesures-de-conservation-de-la-biodiversite/protection-et-conservation-des-especes/grands-predateurs/le-loup.html

Est-ce que le Parc naturel Gruyère Pays-d'Enhaut a une influence quant à la présence du loup ?

En Suisse les parcs naturels ne jouent aucun rôle dans les stratégies de conservation du loup. Ces bases légales et programmes sont discutés avec les groupes d’intérêts concernés à l’échelon politique, cantonal et fédéral.

Qu’en dit le Parc naturel Gruyère Pays-d'Enhaut ?

Parmi les trois missions essentielles du Parc se trouvent la préservation de la nature et du paysage ainsi que le renforcement des activités économiques axées sur le développement durable. Le Parc s’est ainsi engagé à préserver la biodiversité comme à soutenir l’agriculture de montagne, le tourisme durable et la qualité de vie des habitants. Il vise à trouver un équilibre afin que les quatre régions qui le constituent soient mises en valeur aussi bien dans leurs richesses naturelles que dans leur économie durable, deux éléments forts qui constituent leur identité.

Dans le cadre de sa troisième mission, la sensibilisation, le Parc offre des plates-formes de discussion (conférences, commissions, états généraux, etc.) pour que des débats ouverts aient lieu, tels que celui engendré par le retour du loup. Le processus de gestion de la recolonisation de nos régions par le loup est inédit et complexe, il nécessite une information du public, une observation attentive des faits et des adaptations périodiques. L’important est que chacun puisse s’informer et s’exprimer en toute connaissance de cause.

Château-d’Œx, février 2018

 

PARC NATUREL REGIONAL GRUYERE PAYS-D'ENHAUT

Place du Village 6 1660 Chateau-d'Œx
+41 (0) 26 924 76 93

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