Six espèces menacées d’oiseaux des prairies sont encore présentes dans le territoire du Parc ; le tarier des prés, le râle des genêts, le pipit des arbres, le pipit farlouse, la caille des blés et l’alouette des champs. Afin de protéger au mieux ces espèces, le Parc demande à tout en chacun de lui signaler leur présence afin de prendre les mesures nécessaires pour leur maintien sur son territoire : 026 924 76 93 | Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Les oiseaux des prairies sont toutes des espèces d’oiseaux qui nichent à même le sol, au cœur des prairies et des pâturages. Les relevés de terrain réalisés en 2017 dans le cadre du projet mené par BirdLife, la station ornithologique suisse de Sempach et le Parc ont montré que six espèces d’oiseaux des prairies sont encore présentes dans le territoire du Parc. Il s’agit du tarier des prés, du râle des genêts, du pipit des arbres, du pipit farlouse, de la caille des blés et de l’alouette des champs (photo ci-dessous). Toutes ces espèces sont malheureusement aujourd’hui menacées de disparition, n’ayant pas réussi à suivre l’évolution de l’amélioration des pratiques agricoles. Les prairies de fauche ainsi que les pâturages sont utilisés plus tôt et plus souvent dans l’année qu’il y a quarante ans, les oiseaux des prairies qui ont généralement besoin de trente jours entre deux utilisations de la parcelle n’ont plus le temps d’y nicher.

Les oiseaux des prairies arrivent en Suisse entre mai et juin pour s’y reproduire. Dès leur arrivée, les mâles enjolivent nos journées de par leurs chants mélodieux qui ont pour but d’attirer une partenaire. Chaque espèce peut être identifiée grâce à son chant souvent très caractéristique. Pour vous faire l’oreille, rendez-vous sur le site de la station ornithologique Suisse de Sempach :

http://www.vogelwarte.ch/fr/oiseaux/les-oiseaux-de-suisse/

Au cours de la nuit, vous pourrez peut-être entendre le mâle du râle des genêts qui chante pendant des heures sans interruption, essentiellement entre 23h et 5h du matin, ce qui ne laisse aucun doute sur son identification. Son cri est très caractéristique, rappelant un insecte ou un batracien :  

FR : https://www.youtube.com/watch?v=tSQkhfecWnU

DE : https://www.youtube.com/watch?v=IcxahAdRI_Q&t=6s

Le projet mené par les trois associations vise à maintenir la présence des oiseaux des prairies dans nos régions en mettant en place des mesures qui les favorisent. Si vous observez ou entendez leurs chants, merci de téléphoner au 026 924 76 93 durant les heures du bureau ou au 079 340 90 02 en dehors des heures.

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Pour la deuxième année consécutive, la barrière provisoire à amphibiens des Mosses est en place. En un peu plus d’une semaine de pose, ce sont plus de 2’500 grenouilles rousses qui ont été sauvées par notre équipe de bénévoles. Sur Enney, la migration est déjà terminée, la barrière a été retirée par le canton de Fribourg.

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Les amphibiens passent l'hiver en général en milieu forestier, cachés sous les feuilles et les branches, à l’abri du gel. Quand la température remonte, ils cherchent un endroit favorable à leur reproduction. Les mares et les étangs se peuplent ainsi d'amphibiens et accueillent leurs pontes.

Il arrive que le quartier hivernal (forêt) et celui de la reproduction (étang) soient séparés par une route, la migration se transforme alors en un véritable massacre. Afin d'éviter une hécatombe, des barrières provisoires sont posées le long de la route. En essayant de contourner l'obstacle, les amphibiens tombent dans des seaux qui sont vidés chaque matin de l'autre côté de la route par des bénévoles.

Aux Mosses (photo ci-dessus), la problématique est connue depuis des années, raison pour laquelle le Parc a décidé d’installer pour la première fois une barrière provisoire en 2017 qui a permis de sauver plus de 4'000 grenouilles rousses. Pour cette année, la barrière a été remise en place, son emplacement a été adapté et optimisé en fonction des résultats de 2017. Au vu de la grande quantité de neige qu’il reste aux Mosses, la pose de la barrière n’a pas été simple pour cette deuxième édition, il aura fallu revenir trois fois sur le site pour l’installer. Les grenouilles rousses n’attendent pas la fonte des neiges, il suffit d’une soirée de quelques 4-5 degrés pour enclencher leur mise en marche vers les sites de pontes. Après un peu plus d’une semaine de pose, ce sont déjà plus de 2'500 grenouilles rousses et 4 tritons alpestres qui ont été sauvés par notre équipe de bénévoles, un grand merci à eux ! Deux classes de Château-d'Œx sont venues voir la barrière afin de compléter leur étude des amphibiens en classe. Une matinée au top avec des conditions idéales, tous les enfants ont pu voir des grenouilles, des crapauds et même des tritons ! Ils ont même pu les entendre chanter.

Du côté de Fribourg, une barrière provisoire à amphibiens est également mise en place chaque année à Enney, depuis plus de vingt ans par le service nature et paysage du canton de Fribourg (photos ci-dessous). Deux espèces sont présentes sur ce site, la grenouille rousse et le crapaud commun (photo). En moyenne, cette installation permet de récolter chaque année 300 individus. La barrière a été installée le 17 mars et démontée le 19 avril 2018. Les relevés ont été assurés par 8 bénévoles.

Enney barriere amphibiens Enney barriere amphibiens 2

Des observations et des études récentes semblent indiquer une diminution du nombre de hérissons en zones habitées. Appel est lancé à la population ainsi qu'aux bénévoles pour rapporter leurs observations de terrain.

Un projet en ville de Zurich a montré une diminution de la distribution des hérissons de plus d’un tiers ces vingt-cinq dernières années. Des études menées en Grande-Bretagne montrent également une diminution des populations de hérisson de 30% dans les zones habitées et de 50% dans les zones agricoles (ces dix dernières années). Des raisons suffisantes pour se demander quelle est la situation de la population du hérisson en Suisse.

Dans le projet Hérisson y es-tu ? sa présence est examinée de manière systématique à l’aide de tunnels à traces équipés d’encre et de feuilles de papier. Des bénévoles, prêts à gérer 10 tunnels à traces pour hérissons durant une semaine entre mai et août 2018, sont recherchés.

Ces observations seront insérées dans le nouvel Atlas des mammifères de Suisse et du Lichtenstein réalisé par la Société suisse de biologie de la faune (SWG – SSBF). La population est d’ailleurs invitée à signaler ces observations de mammifères sauvages, hérissons ou autres, sur www.atlas.nosvoisinssauvages.ch

Les cadavres d'animaux peuvent également fournir des informations intéressantes, en particulier les micromammifères difficiles à observer et à déterminer. Ceux-ci peuvent être amenés à un centre de compétence (plus d'informations). Chaque observation est précieuse.

Herisson

FFLYER_Hérisson y es-tu.pdfLYER_Atlas nos voisins sauvages.pdf

 

Suite à l’analyse de l’état de l’infrastructure écologique (IE) de son périmètre, le Parc a développé différentes propositions de mesures afin de renforcer la connectivité des zones présentant une richesse écologique élevée.

L’état de l’IE sur le périmètre du parc a été jugée plutôt bonne. Le rapport de l’analyse est consultable sur notre site internet [lien]. Le Parc a donc décidé de mettre en place des mesures visant à renforcer cet état existant. Il a été proposé aux communes d’effectuer une analyse plus précise de leur territoire afin qu’elles puissent avoir une vision plus claire de leurs valeurs naturelles et d’étudier la possibilité de renforcer le statut de protection de biotopes potentiellement menacés ainsi que de collaborer à la mise en place d’une gestion adaptée de ces sites.

Milieux agricoles
Dans le réseau agricole, les surfaces de promotion de la biodiversité (SPB) jouent un rôle important dans la mise en réseau des biotopes. Dans chaque région du Parc se trouve un réseau agro-écologique qui regroupe de nombreux agriculteurs. Le Parc souhaite collaborer avec les agriculteurs intéressés afin d’améliorer la qualité écologique de certaines SPB existantes comme des haies ou des pâturages extensifs. Les différentes mesures proposées par le Parc se retrouvent en détail sur notre site internet [lien].

Milieux forestiers
Le réseau des forêts est celui qui recouvre la plus grande part du territoire du Parc. Afin de le renforcer, des projets visant la conservation de certaines espèces seront réalisés par les gardes forestiers avec le soutien financier du projet Trames vertes du Parc. Une sensibilisation des propriétaires forestiers à la création d’îlot de sénescence, à la protection d’arbres habitats ou encore la création de lisières étagées sera réalisée. Vous trouverez un résumé de ces mesures et des subventions cantonales qui leurs sont liées sur notre site internet [lien].

Cours d’eau et milieux humides
Les cours d’eau et les milieux humides ont été regroupés dans le même réseau. Le Parc souhaite apporter une aide aux communes dans la réalisation de projets cantonaux de revitalisation de cours d’eau. Les cours d’eau naturels sont d’une part des biotopes présentant une richesse plus élevée et leurs bords sont plus favorables aux déplacements de la faune. Le Parc souhaite également collaborer à l’amélioration de sites de reproduction de batraciens, notamment en revitalisant des sites qui se seraient dégradés.

Milieux bâtis
Le dernier réseau est celui des milieux bâtis. Les villages et les zones d’activités humaines, via des aménagements simples, peuvent être favorables à différentes espèces. La plantation de vergers, d’arbres et arbustes indigènes ou encore la pose de nichoir pour oiseaux ou chauves-souris en font partie. Le Parc soutient d’ailleurs financièrement la création de tels éléments sur son territoire [lien].

Biotopes locaux
Via son projet Trames vertes, le Parc est prêt à apporter des conseils et à soutenir financièrement la mise en place ou la revitalisation de biotopes locaux. Il peut s’agir de haies, d’arbres isolés, d’étangs ou encore de milieux rudéraux favorables aux abeilles sauvages. Ce soutien est ouvert à toute personne souhaitant collaborer au renforcement de l’infrastructure écologique sur le territoire du Parc. Vous souhaitez aménager un biotope sur votre terrain ? Alors contacter le Parc par email à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. !

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Les forêts couvrent de grandes surfaces du territoire du Parc. Les espèces liées aux milieux forestiers manquent de forêts avec une dynamique naturelle. Des mesures visant à améliorer la biodiversité en forêt sont subventionnées par les cantons. Tout propriétaire forestier a la possibilité de mettre en place certaines de ces mesures.

Le sous-réseau des forêts occupe de vastes surfaces et c’est le sous-réseau le plus étendu sur le territoire du Parc. Il forme des ensembles presque continus sur les versants mais dans les fonds de vallée, des manques de forêts gérées avec un objectif biologique prépondérant sont ressortis de l’analyse.

La création de réserves forestières et d’îlots de sénescence principalement en fond de vallée permettrait de renforcer les valeurs naturelles de ce sous-réseau. En ce qui concerne la mise en réseau, les lisières apparaissent comme des facteurs clés. Pour remplir au mieux leur fonction, elles se doivent de contenir des arbres de grand diamètre, des sujets sénescents et avoir une structure étagée ainsi qu’un tracé non rectiligne. Les arbres isolés, les haies, les cordons boisés ainsi que les bosquets servent d’éléments de liaison dans les milieux plus ouverts.

Dans le cadre de la stratégie biodiversité Suisse et de la Politiques forestière 2020, des instruments ont été définis et des aides financières débloquées pour améliorer la biodiversité dans la forêt suisse. Un des objectifs est notamment la mise en réserve de 10% de la surface forestière suisse d’ici 2030 ainsi que la création de 2 à 3 % d'îlots de sénescence et d'arbres-habitats. Dans l’optique de renforcer l’infrastructure écologique sur son territoire, le Parc a sensibilisé les communes à la mise en place de telles mesures dans les forêts communales. Les différentes mesures proposées s’adressent à tous les propriétaires forestiers. Vous trouverez un résumé des instruments et des fonds disponibles dans le document à télécharger.

Arbres foret


 

PARC NATUREL REGIONAL GRUYERE PAYS-D'ENHAUT

Place du Village 6 1660 Chateau-d'Œx
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