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Lundi 11 décembre, à Villars-sous-Mont, le Parc a procédé à la remise des prix du concours prairies et pâturages fleuris, édition 2017. Cinq agriculteurs ont été récompensés pour l’entretien de ces parcelles, petits paradis qu’ils ont si bien soignés.

Le Parc a initié un concours prairies et pâturages fleuris ouvert à la surface agricole utile (SAU) et aux régions d’estivage. Les exploitants y ont inscrit des prairies de fauche, des pâturages fleuris ou encore des surfaces à litière. Seulement deux conditions de participation étaient nécessaires : la surface devait mesurer plus de dix ares et se trouver dans le territoire du Parc.

Objectifs
Ce concours avait pour objectifs la valorisation du travail des agriculteurs qui gèrent leurs prairies fleuries avec soin et prévoyance depuis des générations, la sensibilisation de la population à la beauté qu’offrent les prairies des régions du Parc, la mise en valeur de la diversité des prairies et l’importance de leur biodiversité.

Au cours de la période de floraison, entre juin et juillet 2017 selon l’altitude, les membres du jury ont parcouru dix surfaces inscrites au concours. Ils ont ainsi découvert des petits coins de paradis, remarquables non seulement pour leur paysage mais également pour leur richesse naturelle. Ces parcelles représentent des sites relais qui permettent la mobilité de nombreuses espèces (papillons, orthoptères, oiseaux, etc.) assurant ainsi un brassage génétique entre les populations, mécanisme nécessaire pour la conservation de la biodiversité.
 
Clé d’évaluation
Chaque surface inscrite au concours a été estimée conformément à une clé d’évaluation qui prend en considération la situation et la structure du milieu, la diversité et le recouvrement de la végétation ainsi que les difficultés d’exploitation de la parcelle. Une note coup de cœur, basée sur l’émotion ressentie en découvrant la parcelle, a également été attribuée à chaque exploitant.

Concours praries fleuries laureats 2017
Pascal Tercier, Laurent Borcard, René et Hélène Raynaud, Isabelle Nicolier, Florence et Christian Charrière

Les lauréats
Laurent Borcard, Grandvillard, catégorie prairie de fauche
Isabelle et Sébastien Nicolier, Rossinière, catégorie pâturage
Christian Charrière, Val-de-Charmey, catégorie surface à litière et prix coup de cœur
Pascal Tercier, Val-de-Charmey, pâturage, prix coup de cœur
René et Martial Raynaud, Château-d’Œx, pâturage, prix coup de cœur

Le jury
Roxane Stooss, présidente de la commission nature du Parc
Eric Mosimann, collaborateur Agroscope de Nyon
Jérémie Guenat, ingénieur en gestion de la nature, stagiaire du Parc
Guy Rochat, biologiste, collaborateur du Parc
Didier Girard, ingénieur agronome, chef de projet Parc
Lea Megali, biologiste, cheffe de projet Parc

 

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Ecoliers et adultes ont pu découvrir le thème du jardin par l'entremise du Parc. Côté élèves, l'activité a été organisée par le groupe de projet école. Côté adultes: le groupe de projet Jardins durables du Parc a prévu cet été des visites de jardin de particuliers. Des expériences riches d’enseignements qui prouve que jardiner durablement est un jeu d’enfant ! Retours sur ces moments. Et encore merci à celles et ceux qui se sont investis, ainsi qu'aux jardinières et jardiniers qui ont ouvert leur jardin.

Ecoliers

Une bonne vingtaine de classes de 1H-4H du Parc sont allées, avec des accompagnatrices et des accompagnateurs en montagne, à la rencontre de signataires de la charte des jardins. Les élèves ont découvert des personnes passionnées à la main verte, visité des jardins magnifiques et appris des modes de jardinage permettant de cultiver légumes, petits fruits, encore herbes aromatiques… tout en favorisant la biodiversité. De manière ludique et interactive, ils ont ainsi expérimenté les dix bonnes pratique de la charte des jardins. Certaines classes se sont inspirées de ces visites pour créer leur propre potager à l’école. A Chernex par exemple l’exercice a pris une belle ampleur avec différents carrés mis à disposition des classes. Parcelles de jardin gardées par le magnifique hôtel à insectes construit par les classes lors du projet école de l’année dernière.

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Allières

Maud Piccand est joyeuse quand elle parcourt son potager florissant. Elle en connaît chaque recoin, chaque plante. Elle se moque du soit-disant désordre qui y règne, tout se côtoie, fleurs, légumes, plantes aromatiques. Légèreté, créativité. Maud cultive avec intuition, savoir et amour. Quand elle arrivée à Allières, son premier plaisir a été de faire pousser une haie pour se protéger du fameux Rucho, petit vent frais et insistant de la vallée qui refroidirait un glaçon. La dizaine de visiteurs découvre avec plaisir ce coin d’abondance. A la fin de la visite, démonstration des effets de la saponaire, plante qui a pour vertu de faire mousser l’eau et de se substituer au savon : plonger ses mains dans une bassine remplie d’eau et de tiges de saponaire, frotter, voilà, les mains sont propres.

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Rougemont

Ils sont une vingtaine de participants réunis ce samedi-là dans un magnifique jardin à Rougemont. L’ambiance est bon enfant, le soleil est au rendez-vous. Sébastien Mantel, jardinier paysagiste de formation guide le petit groupe entre les courges, les groseilliers, les salades et les tomates. Il partage ses secrets de jardiniers, fait découvrir des techniques de bouturage et les gestes simples qu’il fait pour favoriser la biodiversité. Comme tous les jardins visités, celui-ci est inscrit à la charte des jardins. Chacun aura ensuite l’occasion de mettre la main à la pâte et repartira avec quelques pots de boutures.

Jardin_Rougemont_1929.jpgJardin_Rougemont_1994.jpg

Les Moulins

Daniel Trinkler ouvre au public les portes de son potager sis aux Moulins. Malgré une fine pluie, les participants sont au rendez-vous et découvrent avec intérêt les techniques de jardinage, les fleurs qui font la joie des abeilles, celles plus toxiques, les associations de légumes, l’histoire des vieux pommiers et le reste des extérieurs.

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René Chollet travaille depuis quarante ans au service de la commune de Charmey devenue, depuis la fusion avec Cerniat, Val-de-Charmey. Après l’union des deux communes, le territoire s’est agrandi pour le responsable de l’édilité. A onze mois de la retraite, il évoque son amour de la nature et décrit, comment par des gestes simples en faveur de la nature, lui et son équipe favorisent la biodiversité sur le territoire de la commune. Commune qui vient de signer la charte des jardins, promue par le Parc.  

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La commune Val-de-Charmey est certifiée commune à papillons par Pro Natura. Qu’est-ce que cela signifie ?
Nous avons répondu aux exigences d’un catalogue de mesures. Les deux points essentiels sont la fin de l’utilisation des herbicides et l’élimination des plantes invasives. D’autres mesures à la carte sont prévues comme préférer des prairies fleuries au gazon, planter des espèces indigènes, créer des tas de branches, de pierres, informer le public. 

Vous n’êtes pas un utilisateur d’herbicides ?
Je suis contre le roundup et tout autres pesticides. Quand je vois une araignée dans la maison, je la sors. Ce n’est pas compliqué… On peut tout à fait agir sans ces produits. Dans la commune, nous ne les utilisons plus.   

Que répondez-vous à ceux qui disent que les herbes qui poussent en bordure de route endommagent le goudron ?
Les lames pour déneiger en hiver font bien plus de dégâts. Il y a d’autres moyens pour lutter contre ces herbes. Nous venons d’acheter une machine qui les brûle avec de l’eau chaude.

Vous qui avez grandi à Charmey, quelle évolution remarquez-vous au niveau de la nature ?
C’est impressionnant comme les petits animaux ont disparu. Il y avait de belles sauterelles, bien longues. Je n’en vois plus. J’observais beaucoup de tritons, à part un ou deux, c’est presque fini maintenant. Je constate la même chose pour les oiseaux, il y en a beaucoup moins.

Comment réagir ?
Plein de petits gestes sont possibles, partout où l’on peut. Aux abords de l’église, en plein centre de Charmey, je laisse des prairies naturelles. Je les fauche qu’une fois par année. Au début les gens ont fait des remarques, puis ils s’habituent. C’est plus joli ainsi, et en plus, c’est moins de travail. Dans le reste du village, nous fauchons moins souvent les talus, nous laissons des tas de pierres, des tas de branches, des orties. J’ai fait planter de la marjolaine, de la lavande, de l’aneth dans les plates bandes de la commune. Ce sont des plantes excellentes pour les insectes. Nous avons encore planté des arbres fruitiers dans le cadre de l’action du Parc vergers haute tige, installé des nids pour les hirondelles.

D’où vous vient ce respect pour la nature ?
J’ai toujours aimé la nature, je suivais partout mon père, agriculteur à Charmey. Que ce soit sur l’exploitation ou à l’alpage. Et puis j’adore la forêt. C’est d’ailleurs ma première activité : bûcheron. A ce propos, je voudrais dire que les forestiers effectuent aussi un sacré boulot sur le territoire de la commune. Je tiens à saluer le travail de Jean-Maurice Chapalley. Et puis j’apprécie les actions des agriculteurs quand ils plantent des haies, quand ils laissent les abords des ruisseaux revivre.

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Durant les printemps 2016 et 2017, l’entier du périmètre du Parc a été parcouru par des bénévoles. Ils ont cartographié les prairies à narcisses. Ces relevés permettront de préparer des mesures en vue de préserver cette fleur emblématique des quatre régions du Parc. Philippe Ecoffey a été l’un de ces bénévoles. Il a accepté de figurer sur une vidéo du Parc qui témoigne de cette implication. Merci à lui et à tous les bénévoles qui se sont engagés lors de cette action, irréalisable sans eux.

Vidéos du Parc

Plus d'information sur la cartographie des narcisses

Col Jaman 0034 46f00

C’est l’automne. Les forêts virent au jaune orange, les nuits se rafraichissent et la plupart des oiseaux sont en route vers le sud. Au col de Jaman, des ornithologues ont travaillé dur ces trois derniers mois pour suivre la migration des oiseaux et des chauves-souris.

On ne dors pas beaucoup, conçoit David Guerra, ornithologue du groupe d’étude faunistique de Jaman. Au pied des filets, sur le col de Jaman, ils n’étaient que deux ou trois à se relayer jour et nuit. Parfois, des visiteurs passent quelques jours leur donner un coup de main. Il faut régulièrement contrôler les 1’300 m2 de filets afin de sortir délicatement les oiseaux et les chauves-souris capturés, les identifier, mesurer, peser, baguer avant de leur rendre la liberté, explique David. Cela fait plus de quarante ans que la migration automnale des oiseaux et les déplacements des chauves-souris sont étudiés au col de Jaman. Sa position géographique explique les densités d’oiseaux observés en automne puisque la vallée de la Gruyère, située dans le Parc, est pile dans l’axe de migration des oiseaux en route vers le sud.

11'000 oiseaux cet automne
Cette année, plus de 11'000 oiseaux ont été capturés et bagués. Durant les belles journées d’octobre, entre 400 et 800 oiseaux par jour repartaient une bague à la patte. La probabilité de retrouver un de ces oiseaux bagué vivant ou mort reste cependant très faible. Quelques-uns sont retrouvés en France, souvent entre les griffes d’un chat, victime d’une vitre, d’une voiture ou d’un chasseur. Plus rarement, les oiseaux bagués sont repris dans les filets d’autres ornithologues. Ceux-ci relèvent alors le numéro de bague et relâchent l’oiseau. A Jaman, un tarin des aulnes bagué auparavant en Russie a été pris dans les filets.

Tout est dans la bague
Leur passion, les bagueurs la partagent avec plaisir aux centaines de curieux qui passent à la cabane du col pour observer les oiseaux de tout près. Avec patience et enthousiasme, ils expliquent le but du baguage, la faune ailée locale, l’évolution des effectifs etc. La petite bague en aluminium permet en effet aux scientifique de récolter une foule d’informations sur les déplacements des oiseaux, leur durée de vie et sur les menaces qui pèsent sur eux. Cette année, c’est un petit duc scops qui a fait sensation (photo). Ce tout petit hibou qui hiverne en Afrique s’est fait rarissime chez nous. Parmi les innombrables mésanges de passage cet automne au col, un groupe de guêpier d’Europe a également passé entre les mains des ornithologues. C’est le réchauffement climatique qui pousse ces oiseaux spectaculaires à nicher de plus en plus au nord.

petit duc scops 31001

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PARC NATUREL REGIONAL GRUYERE PAYS-D'ENHAUT

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