Col Jaman 0034 46f00

C’est l’automne. Les forêts virent au jaune orange, les nuits se rafraichissent et la plupart des oiseaux sont en route vers le sud. Au col de Jaman, des ornithologues ont travaillé dur ces trois derniers mois pour suivre la migration des oiseaux et des chauves-souris.

On ne dors pas beaucoup, conçoit David Guerra, ornithologue du groupe d’étude faunistique de Jaman. Au pied des filets, sur le col de Jaman, ils n’étaient que deux ou trois à se relayer jour et nuit. Parfois, des visiteurs passent quelques jours leur donner un coup de main. Il faut régulièrement contrôler les 1’300 m2 de filets afin de sortir délicatement les oiseaux et les chauves-souris capturés, les identifier, mesurer, peser, baguer avant de leur rendre la liberté, explique David. Cela fait plus de quarante ans que la migration automnale des oiseaux et les déplacements des chauves-souris sont étudiés au col de Jaman. Sa position géographique explique les densités d’oiseaux observés en automne puisque la vallée de la Gruyère, située dans le Parc, est pile dans l’axe de migration des oiseaux en route vers le sud.

11'000 oiseaux cet automne
Cette année, plus de 11'000 oiseaux ont été capturés et bagués. Durant les belles journées d’octobre, entre 400 et 800 oiseaux par jour repartaient une bague à la patte. La probabilité de retrouver un de ces oiseaux bagué vivant ou mort reste cependant très faible. Quelques-uns sont retrouvés en France, souvent entre les griffes d’un chat, victime d’une vitre, d’une voiture ou d’un chasseur. Plus rarement, les oiseaux bagués sont repris dans les filets d’autres ornithologues. Ceux-ci relèvent alors le numéro de bague et relâchent l’oiseau. A Jaman, un tarin des aulnes bagué auparavant en Russie a été pris dans les filets.

Tout est dans la bague
Leur passion, les bagueurs la partagent avec plaisir aux centaines de curieux qui passent à la cabane du col pour observer les oiseaux de tout près. Avec patience et enthousiasme, ils expliquent le but du baguage, la faune ailée locale, l’évolution des effectifs etc. La petite bague en aluminium permet en effet aux scientifique de récolter une foule d’informations sur les déplacements des oiseaux, leur durée de vie et sur les menaces qui pèsent sur eux. Cette année, c’est un petit duc scops qui a fait sensation (photo). Ce tout petit hibou qui hiverne en Afrique s’est fait rarissime chez nous. Parmi les innombrables mésanges de passage cet automne au col, un groupe de guêpier d’Europe a également passé entre les mains des ornithologues. C’est le réchauffement climatique qui pousse ces oiseaux spectaculaires à nicher de plus en plus au nord.

petit duc scops 31001

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

PARC NATUREL REGIONAL GRUYERE PAYS-D'ENHAUT

Place du Village 6 1660 Chateau-d'Œx
+41 (0) 26 924 76 93

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

INFORMATIONS SUR LES ANIMATIONS ET INSCRIPTIONS


+41 (0) 848 110 888

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

NEWSLETTER