René Chollet travaille depuis quarante ans au service de la commune de Charmey devenue, depuis la fusion avec Cerniat, Val-de-Charmey. Après l’union des deux communes, le territoire s’est agrandi pour le responsable de l’édilité. A onze mois de la retraite, il évoque son amour de la nature et décrit, comment par des gestes simples en faveur de la nature, lui et son équipe favorisent la biodiversité sur le territoire de la commune. Commune qui vient de signer la charte des jardins, promue par le Parc.  

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La commune Val-de-Charmey est certifiée commune à papillons par Pro Natura. Qu’est-ce que cela signifie ?
Nous avons répondu aux exigences d’un catalogue de mesures. Les deux points essentiels sont la fin de l’utilisation des herbicides et l’élimination des plantes invasives. D’autres mesures à la carte sont prévues comme préférer des prairies fleuries au gazon, planter des espèces indigènes, créer des tas de branches, de pierres, informer le public. 

Vous n’êtes pas un utilisateur d’herbicides ?
Je suis contre le roundup et tout autres pesticides. Quand je vois une araignée dans la maison, je la sors. Ce n’est pas compliqué… On peut tout à fait agir sans ces produits. Dans la commune, nous ne les utilisons plus.   

Que répondez-vous à ceux qui disent que les herbes qui poussent en bordure de route endommagent le goudron ?
Les lames pour déneiger en hiver font bien plus de dégâts. Il y a d’autres moyens pour lutter contre ces herbes. Nous venons d’acheter une machine qui les brûle avec de l’eau chaude.

Vous qui avez grandi à Charmey, quelle évolution remarquez-vous au niveau de la nature ?
C’est impressionnant comme les petits animaux ont disparu. Il y avait de belles sauterelles, bien longues. Je n’en vois plus. J’observais beaucoup de tritons, à part un ou deux, c’est presque fini maintenant. Je constate la même chose pour les oiseaux, il y en a beaucoup moins.

Comment réagir ?
Plein de petits gestes sont possibles, partout où l’on peut. Aux abords de l’église, en plein centre de Charmey, je laisse des prairies naturelles. Je les fauche qu’une fois par année. Au début les gens ont fait des remarques, puis ils s’habituent. C’est plus joli ainsi, et en plus, c’est moins de travail. Dans le reste du village, nous fauchons moins souvent les talus, nous laissons des tas de pierres, des tas de branches, des orties. J’ai fait planter de la marjolaine, de la lavande, de l’aneth dans les plates bandes de la commune. Ce sont des plantes excellentes pour les insectes. Nous avons encore planté des arbres fruitiers dans le cadre de l’action du Parc vergers haute tige, installé des nids pour les hirondelles.

D’où vous vient ce respect pour la nature ?
J’ai toujours aimé la nature, je suivais partout mon père, agriculteur à Charmey. Que ce soit sur l’exploitation ou à l’alpage. Et puis j’adore la forêt. C’est d’ailleurs ma première activité : bûcheron. A ce propos, je voudrais dire que les forestiers effectuent aussi un sacré boulot sur le territoire de la commune. Je tiens à saluer le travail de Jean-Maurice Chapalley. Et puis j’apprécie les actions des agriculteurs quand ils plantent des haies, quand ils laissent les abords des ruisseaux revivre.

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