L’analyse de l’infrastructure écologique du territoire du Parc a montré que l’état actuel est plutôt bon (rapport ci-dessous). Elle a permis d’identifier les zones présentant une forte biodiversité et donne des pistes pour l’amélioration de leur mise en relation.

Carte IE Parc d90f1 Etat existant

L’analyse se base sur les diverses observations d’espèces signalées sur le territoire du Parc (38'090 observations de 2'372 espèces) ainsi que sur le type de milieu. Les milieux ont été répartis en 6 groupes à savoir les milieux aquatiques & humides, les milieux secs, les milieux ouverts d’altitude & les milieux rocheux, les forêts, les milieux agricoles et les milieux bâtis. Les données espèces et milieux ont été combinées ce qui a permis d’identifier des zones présentant une biodiversité élevée appelée hot-spots. Sur tout le territoire du Parc, 71 zones ont été identifiées en hot-spot.

Le bilan de l’état actuel fait état d’une surface importante actuellement sous protection (plus de 17% du territoire), il s’agit par exemple de biotopes d’importance nationale ou de réserves naturelles. Ces zones protégées et les hot-spots se superposent en grande partie. Ils sont regroupés sous le terme de « zones nodales », qui concernent près du quart du territoire du Parc. L’analyse s’est également intéressée aux connexions entre ces « zones nodales ». Différents types de surfaces comme les surfaces de promotion de biodiversité en agriculture ou d’éléments naturels par exemple des haies et des arbres isolés ont été étudiés afin de faire un premier bilan. Les différentes surfaces de connexion couvrent, selon l’analyse, plus de 40% du territoire.

Dans l’ensemble, l’état actuel est jugé plutôt bon. Ce bilan démontre la valeur naturelle du territoire du Parc.

 

Etat souhaité

Une partie des zones de hot-spot n’ont pas de statut de protection. La délimitation de périmètres précis de biotopes dans ces zones pourrait permettre la création de conventions de gestion visant le maintien sur le long terme de la richesse naturelle identifiée de ces zones.

La seconde partie de l’analyse s’est portée sur la mise en réseaux des zones nodales entre elles. Des espèces cible ont été choisies pour chaque milieu comme la coronelle lisse (une petite couleuvre), le tétra lyre ou le sabot de Vénus et, en fonction de leur potentiel de dispersion, une aire de mise en réseau préférentielle a été définie. Cette analyse a permis d’identifier des connexions importantes à maintenir ainsi que certaines lacunes, notamment dans les fonds de vallée. Alors que dans certains secteurs il semble nécessaire de créer des éléments de liaison comme des haies, d’autres déjà existants peuvent être améliorés en fonction des espèces présentes. Par exemple, la qualité écologique de haies peut être améliorée en favorisant les essences à croissance lente, en maintenant des buissons épineux ou encore en créant des éléments de structure comme des tas de pierres ou de branches.

La mise en relation des différentes zones nodales est importante pour la conservation des espèces. Elle permet un brassage génétique des espèces et augmente la résilience des écosystèmes. Tout en chacun peut participer à sa façon à l’amélioration de l’infrastructure écologique et le Parc se réjouit de pouvoir collaborer avec les différents acteurs intéressés !

 

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